Viktor Erofeev

Né à Moscou en 1947, Victor Vladimirovitch Erofeev (Ви́ктор Влади́мирович Ерофе́ев) est diplômé de la faculté de Philologie de l’Université d’État de Moscou.
En 1973, il fait ses débuts comme spécialiste de la littérature dans le magazine "Woprosy Literatury" et rédige plusieurs études philologiques; il signa un texte sulfureux sur Sade. Six ans plus tard, Erofeev aggrava son cas en publiant une revue clandestine, Métropole, qui réunissait quelques intellectuels hostiles à Brejnev. Le rebelle fut immédiatement exclu de l'Union des écrivains.
Mais il tint bon et profita du dégel pour écrire le roman le plus scabreux de l'ère Gorbatchev : La belle de Moscou (traduit chez Albin Michel en 1990), confession d'une Justine soviétique qui offre ses fesses au premier moujik venu, en choisissant le camp du péché pour mieux dénoncer les fausses vertus d'une société fondée sur le mensonge.

 

Avec Ce bon Staline, Erofeev change totalement de registre. Et met en scène son père, Vladimir, brillant diplomate qui dut apprendre à louvoyer, sans pour autant sacrifier sa dignité sur les gibets du communisme. Ce père-là aura sincèrement cru à Staline et à ses sbires, dont il fut l'interprète au Kremlin avant de débarquer à Paris au début des années 1950: il travailla alors à l'ambassade soviétique comme conseiller culturel. De cette époque Erofeev brosse un tableau nostalgique, ironique, souvent caustique, mais plein de tendresse.

Victor Erofeev est également un excellent analyste de la littérature russe concourant à la publication et à la diffusion de nouveaux auteurs.
Aujourd’hui, Erofeev est animateur des émissions télévisées "Apocryphe" et "A la recherche de la littérature". Il a réalisé des anthologies de nouvelle littérature russe.
Ses oeuvres ont été traduites entre autres en anglais, français, allemand. Il est membre du Pen-Club russe et vice-président du Club européen de la culture.
Il a reçu en 1992 le prix Vladimir Nabokov.

 

www.erofeyev.ru

 

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